vendredi 2 avril 2010

Compétence 4 : La coopération et l'intelligence interpersonnelle

Compétence 4 : Piloter des situations d’enseignement-apprentissage pour les contenus à faire apprendre, et ce, en fonction des élèves concernés et du développement des compétences visées dans le programme de formation.

En ce qui concerne cette compétence, il est important de bien organiser les activités conçues précédemment et de comprendre pourquoi nous les faisons vivre aux enfants. Ainsi, nous devons toujours, en tant qu’enseignante, viser un objectif telle une compétence à développer. Au préscolaire, il est plus difficile de ce concentrer sur un objectif, car il y a plein de chose à observer en une seule activité ! De plus, les enfants n’ont pas de matières concrètes telles que les mathématiques, la science, etc. Prenons maintenant l’exemple de la coopération qui peut être travaillée tout au long de l’année à travers une multitude d’activités.

Selon Howard Gardner, nous avons différents types d’intelligence chacun développés à différents niveaux. Pour qu’un enfant puisse agir correctement avec les autres, il doit développer le plus possible sont intelligence interpersonnelle (ou sociale). En effet, elle l’amène à constater les différences et nuances de tempérament, de caractères, de motifs d’action entre les personnes. Elle permet l’empathie, la coopération, la tolérance. Elle permet de détecter les intentions de quelqu’un sans qu’elles soient avouées. Cette intelligence permet de résoudre des problèmes liés à nos relations avec les autres ; elle nous permet de comprendre et de générer des solutions valables pour les aider.

Mon objectif professionnel est justement de développer au maximum l’intelligence interpersonnelle de mes élèves. Lors d’un travail universitaire, j’ai mentionné que c’était la chose la plus importante à développer pour moi afin que mes élèves deviennent non seulement de bons élèves, mais de bons citoyens.

Extraits de
« Essaie : une intelligence à développer » rédigé dans le cadre du cours FPE2250 développement intégral de l’élève et épistémologie de l’éducation :

Une intelligence à développer
Depuis déjà plusieurs années, le contexte socioculturel du Québec a grandement changé. Les femmes sont sur le marché du travail, les enfants vont dans les garderies. Les familles sont moins nombreuses, souvent monoparentales, décomposées, reconstituées, etc. Évidemment, le contexte scolaire en est affecté et les enseignants doivent s’adapter constamment au changement. Bref, la vie change, l’éducation change et les élèves changent. En tant que future enseignante, ce que je souhaite le plus pour mes élèves et ma société, c’est de développer au maximum l’intelligence interpersonnelle des enfants. C’est mon but et j’y travaillerai, car je crois que c’est la clé du succès afin d’améliorer la vie de ses enfants. Cela leur permettra d’atteindre un sentiment de sécurité plus grand, une affectivité plus saine, un contrôle sur leurs émotions, une compréhension des autres, mais aussi de développer des relations durables et stables sans oublier que leur vie future en sera facilitée.

Avant tout, il est important de définir qu’est-ce que l’intelligence interpersonnelle. Au début du 20e siècle, le psychologue français Alfred Binet inventa le concept de quotient intellectuel. Ce dernier affirmait alors mesurer l’intelligence des gens. Depuis, les populations se posent des questions : « L’intelligence se mesure-t-elle? Si oui, que mesure-t-on exactement? Existe-t-il une seule ou plusieurs formes d’intelligence? ». Bien que les tests de quotient intellectuel ont été modifiés et améliorés, plusieurs s’entendent pour dire qu’ils comportent toujours des limites. D’ailleurs, « Bien qu’ils puissent être utiles pour donner un aperçu des difficultés d’un élève, ces tests ne permettent pas de connaitre en détail les différents aspects intellectuels qui définissent l’enfant ». Heureusement, presque 80 ans après la création des premiers tests d’intelligence, Howard Gardner conteste l’idée de réduire l’intelligence au simple quotient intellectuel. C’est pourquoi il publia son livre en 1983 Frame of mind : the theory of multiple intelligences, traduit en français en 1997 sous le titre Les formes d’intelligence. C’est à partir de ce jour que l’on réalise la diversité de l’intelligence. En fait, d’après Gardner, il existe 8 formes d’intelligences, dont l’intelligence interpersonnelle. Donc, cette intelligence est d’abord et avant tout une intelligence parmi d’autres. De plus, « elle est au cœur de la socialisation de l’individu » . En effet, elle permet de communiquer clairement, d’entretenir des conversations enrichissantes, d’améliorer son affectivité, d’être empathique et finalement de réaliser toute relation sociale que ce soit à long ou court terme. Évidemment, dans l’histoire de l’évolution humaine, l’intelligence interpersonnelle a évolué également.

Tout d’abord, dans la société d’aujourd’hui, l’intelligence interpersonnelle est devenue une nécessité pour apprendre à « vivre ensemble ». En effet, l’arrivée de l’industrialisation, des commerces, l’expansion du marché d’emploi et des grandes villes amènent un besoin particulier en faveur de cette intelligence. De plus, le nouveau système scolaire au Québec possède un domaine général de formation intitulé « Vivre-ensemble et citoyenneté », mais le plus cohérent pour l’intelligence interpersonnelle, c’est qu’il prévoit développer chez les enfants du primaire la compétence transversale suivante : «coopérer ». Je trouve que c’est un excellent moyen d’apprendre que par la coopération. Le programme de formation de l’école québécoise prend en considération l’importante pour l’élève d’acquérir des connaissances en interaction avec les autres. Ainsi, l’élève pourra améliorer ces compétences en d’autres matières avec l’aide de ces relations sociales, telles que le travail d’équipe et l’entraide. Selon moi, l’intelligence interpersonnelle est la première à faire son apparition dans nos vies. Tout commence avec le lien étroit que l’on tisse avec notre mère ou autre figure maternelle, puis nous interagissons avec les autres, nous communiquons pour finalement créer des relations. L’enfant d’âge scolaire devient apte à l’empathie et quitte le monde de l’égocentrisme. À mes yeux, un enfant empathique possède de merveilleuses capacités. L’enfant empathique est capable de partager et plus encore, il est capable de donner sans attendre rien en retour. Un enfant empathique deviendra une bonne personne, un citoyen aidant et aimable. L’enfant réalisera de bonnes actions et sera fier de le faire, il se sentira bien dans sa peau. C’est une chose terriblement essentielle pour un élève de développer une bonne estime de soi. Pour moi, c’est avec la coopération que l’on devient empathique et c’est en étant empathique que l’on développe une bonne estime de soi-même. Bref, je veux déployer au maximum l’intelligence interpersonnelle de mes élèves afin qu’il est la possibilité de devenir des citoyens honnêtes, agréables, polis, aidants, empathiques et bien sûr des citoyens avec une bonne estime d’eux-mêmes.

En second lieu, je m’aperçois de l’émergence grandissante des appellations telles qu’« enfant unique », « enfant tyran » et « enfant roi ». Encore une fois, c’est probablement dû au changement socioculturel et économique que vit notre société. En fait, c’est particulièrement à cause du milieu familial différent et de la façon dons les parents élèvent leurs enfants. Ces derniers veulent se faire aimer de leur enfant et oublient souvent d’inculquer la discipline à leur enfant. À mon avis, les jeunes ont besoin de discipline, et ça ne les empêche surtout pas d’aimer pour autant. Selon moi, les enfants roi, tyrans ou unique vont développer des problèmes relationnels et sociaux. C’est pourquoi il est primordial pour ces élèves de développer l’intelligence interpersonnelle. J’aimerais préciser d’abord les appellations citées précédemment. Pour commencer, un enfant roi est un enfant « chef de famille », il vit dans une famille où les parents font abstraction d’autorité. Donc l’enfant peut avoir, faire et dire ce qu’il veut quand il veut. D’après un article du site encyclopedia universalis : «l’enfant est, voudrait être, devrait être roi de son monde, de sa culture. Il n’a pas à être le roi d’un royaume où les parents, ses frères et sœurs, ses amis seraient ses sujets. Le type de pouvoir auquel a droit l’enfant moderne porte un nom, l’autonomie ». De plus, puisqu’ils ne sont pas bien encadrés, ils n’ont jamais appris les bases pour concevoir une bonne relation. Ils doivent apprendre qu’il y a de la discipline, même dans une conversation toute simple. Maintenant, les enfants uniques n’ont aucun frère et sœur et doivent donc apprendre à partager avec les autres. Ceux-ci n’ont souvent jamais partagé leurs parents, leurs chambres ou leurs jouets. C’est pourquoi il est important de se faire des amies à l’âge préscolaire et primaire pour ainsi découvrir le monde du partage à travers l’amitié. Pour finir, les enfants qu’on appelle « tyran » sont plus récents. Contrairement aux enfants-roi, les enfants tyranniques utilisent constamment la violence physique. Selon un article de Catherine Perrin , le comportement des enfants tyran serait dû à trop de pression et d’attente de la part des parents, un surplus de discipline, maltraitance, négligence, abus, etc. Par contre, Madame Perrin précise que parfois les parents sont l’unique responsable de la tyrannie de leur enfant, mais quelquefois cette personnalité se développe avec l’aide également d’un contexte externe important, tel que dans les milieux défavorisés où règne violence, alcool et drogue. Selon moi, ces enfants sont bouleversés, ce qui les rend excessivement agités. Ils auront de graves problèmes à construire des relations de confiance et d’entraide. Ils doivent apprendre à se comporter convenablement et ainsi exprimer leur colère, leur frustration ou leur impatience autrement que par la violence, en s’exprimant à travers le dessin, le sport ou la musique par exemple. Quoi qu’il en soit, une autre bonne raison pour favoriser l’intelligence interpersonnelle dans ma classe est que j’aimerais en tant qu’enseignante faire ma part en venant en aide à tous ses jeunes qui ne sont pas toujours responsables de leur tempérament. Je souhaite qu’ils développent le plus possible les capacités liées à l’intelligence interpersonnelle et je compte y arriver avec une bonne collaboration avec les parents.

De plus, les élèves qui auront développé au maximum l’intelligence interpersonnelle comprendront l’importance de bien vivre entre pairs, ils auront développé ce que j’appellerais un amour d’autrui. Bref, ils auront conscience de l’existence des autres, mais surtout de la valeur de chaque vie humaine. En partageant avec les autres, en pratiquant la coopération et en communiquant constamment entre eux, ils développeront des concepts tels que l’équité, la charité. Mon but est qu’ils soient davantage sensibilisés à la pollution, l’écologie, le terrorisme, la pauvreté, etc. Par exemple, ils auront conscience du mal que l’environnement et le terroriste peuvent avoir sur leurs pairs et sur l’avenir de leur proche. Ils deviendront des élèves empathiques, des adultes qui posent de bonnes actions, qui rendent des services, qui défendent les droits de chacun, qui tend la main et une oreille attentive. C’est une chose primordiale pour moi, car je ne veux pas seulement former des élèves bons en mathématique ou en français, mais je veux surtout former des citoyens uniques, débrouillard et aidant.

Dans un même ordre d’idée, en développant l’intelligence interpersonnelle de mes élèves, je veux diminuer les jugements péjoratifs, les préjugés, la violence et la discrimination. Évidemment, c’est un objectif difficile à atteindre, par contre avec l’intelligence interpersonnelle je crois être sur le bon chemin pour y arriver. Celle-ci fera prendre conscience à l’élève qu’ils sont tous uniques et différents les uns des autres. Ils devront faire face à leur propre jugement sur les autres et réaliser la pertinence de chacun. Il est très important pour moi de freiner la discrimination, car elle prend de plus en plus d’expansion et elle conduit souvent des élèves victimes vers le décrochage scolaire. Dans mon expérience scolaire personnelle, il y avait toujours ce qu’on appelle un « souffre-douleur » dans chacune de mes classes, à chaque niveau de mon primaire. Puis, au secondaire il y avait encore des souffres douleurs et les mêmes assaillants. Cependant, la vie était rendue tellement pénible pour les victimes qu’ils devaient changer d’école, changer de quartier ou simplement « lâcher » l’école. Ceux qui discrimine, font du « taxage » ou bousculent les autres ne se rendent même pas compte qu’ils vont probablement « gâcher » la vie scolaire et personnelle de l’autre, qu’ils vont brimer l’estime de soi de leurs pairs et qu’ils vont eux-mêmes se nuire en essayant d’être trop « macho ». Justement, j’ai lu dernièrement un très bon livre qui s’adresse à des élèves de 3e cycle sur la discrimination et le décrochage scolaire. Ce livre intitulé : «Les corridors de l’école» vise la prévention de l’intimidation, il est petit, simple et rapide à lire et guide l’enseignant dans des discussions fort intéressantes à faire avec les élèves sur le sujet au fur et à mesure que l’histoire continue. Par exemple, ils vont parler de leurs propres sentiments à travers le récit, de ce qu’est la discrimination, les menaces et la peur, des opinions différentes des personnages du livre sur le sujet sans oublier leur propre opinion, de ce qu’il y a à faire ou à ne pas faire, etc. Je veux qu’il développe cette intelligence particulière justement pour qu’ils puissent réaliser l’égalité qui existe entre eux et leurs pairs ou ce que j’appellerais « l’indifférence des différences ». Finalement, en diminuant la discrimination au niveau primaire, je souhaite réduire le taux de décrochage scolaire qui tend toujours vers la hausse.

Toujours dans le même ordre d’idée, une autre bonne raison de travailler prioritairement l’intelligence interpersonnelle est qu’elle éliminera les préjugés ou le racisme à l’égard des différences culturelles. En fait, selon moi, les élèves seront davantage conscients de la pluriethnicité de leur société et en parlant avec les autres ils auront la chance d’apprendre à mieux connaitre les gens qui les entourent et à forger leur propre impression sur ceux-ci. À l’aide de leur propre expérimentation, ils obtiendront une image plus juste de leur coéquipier et alors de leur société. Bref, il s’agit encore une fois du développement des concepts de justice et d’égalité.

Pour conclure, après avoir défini ce qu’est l’intelligence interpersonnelle, j’ai tout de suite su que ce serait mon objectif premier que de la développer chez mes élèves. D’abord, parce que c’est devenu une nécessité dans notre société d’aujourd’hui. Puis, c’est fort utile pour améliorer ensuite les compétences dans d’autres matières. Je veux que mes élèves développent une bonne estime de soi. Il est également important pour moi d’aider les « enfants à problème » tel que les enfants-roi ou les enfants-tyrans. Je veux développer cette intelligence surtout pour former des citoyens débrouillards, empathiques, aidants, mais aussi qui se préoccupe de l’environnement, de la pauvreté et du bénévolat. Bref, se sera alors des êtres parfaits qui sauront se faire aimer à une juste valeur et qui prendront facilement une place confortable dans le monde qui les entoure. En finissant leur primaire, ils se sentiront bien dans leur peau et ils auront l’essentiel pour continuer.





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