Dans le cadre de mon stage trois, j’ai eu l’occasion de voir différentes difficultés. Tout d’abord, je suis dans une classe où il n’y a que des garçons. Plusieurs sont hyperactifs, d’autres ont un déficit de l’attention tandis que certains présentent des troubles auditifs ou autres. En tant qu’enseignante, je dois apprendre à connaitre tout le monde, et ce, avant même de les rencontrer grâce aux dossiers. Ensuite, j’apprends à gérer la classe en considérant l’ensemble du groupe puis en considérant chacun individuellement. Je sais par exemple où placer chacun dans la classe, selon leurs interactions entre eux, puis selon leurs caractéristiques et leurs difficultés. Je pense que le point le plus important est de demander les services dont j’ai besoin pour me soutenir tels que l’éducation spécialisée, l’orthopédagogue, l’agente des relations humaines, la psychologue, etc. Je travaille de concert avec les parents et les services spécialisés pour accompagner l’enfant dans son développement personnel et académique. Les technologies peuvent aussi être une idée ou un outil intéressant. Premièrement, les élèves présentant des troubles auditifs apprécieront l’utilisation du micro qui amplifiera ainsi la voix de l’enseignante partout dans la classe. Ensuite, l’utilisation du « smartboard » ou de l’ordinateur apportera de l’intérêt aux élèves avec un déficit de l’attention.
Après une discussion avec mon enseignante associée, j’ai réalisé que les premières années d’enseignement sont horribles ou presque pour la majorité. Nous n’avons bien souvent aucune expérience et nous faisons face à des classes extrêmement difficiles. Nous devons faire des demandes pour des services et ainsi coter les élèves, mais c’est un processus qui demande énormément de temps et d’énergie. Nous sommes épuisés, à fleur de peau, nous n’entamons donc pas les démarches pour tous ses élèves turbulents et nous sombrons dans le noir. J’en retiens alors que mon mode « survie » doit me donner l’énergie nécessaire pour m’en sortir et le temps qu’il me faut pour aider ses élèves. Je dois utiliser les conseils de Mme Berthelet, professeure invitée à l’UQAM. Cette dame qui m’a fait lire un livre fantastique intitulé « Ces enfants trop chambardées dans le cœur ». Voici un extrait touchant qui fait réfléchir et c’est l’extrait aussi qui nous explique d’où vient le titre du livre. Une étudiante de l’université écrit à Sophie Berthelet suite à sa conférence.
"Durant ce cours, vous m’avez fait prendre conscience du pouvoir des mots.
Un TCC, c’est peut-être un Trouble de la Conduite et du Comportement pour la direction de l’école. Ou encore, pour un enseignant fatigué, c’est peut-être un Trop Con pour Comprendre. Pour un parent dépassé, disons, un « Ti-Criss de Câlisse » ?
Mais pour moi, un TCC, c’est simplement un enfant Trop Chambardé dans le Cœur…
Je le sais, parce que j’en étais une…"
Voici également le petit mot figurant à l’arrière du livre :
"Qui sont ces « enfants étiquettes », qu’on observe, jauge et juge en se demandant parfois ce qu’on pourrait bien faire d’eux ? Qui sont ces élèves à risque, en difficulté d’adaptation et d’apprentissage, présentant des troubles émotifs et des difficultés de comportement pouvant mener à l’échec ? La plupart de ces enfants, aussi violents soient-ils, sont des enfants souffrants. Ils sont en survie.
Les idées et les conseils recueillis dans ce livre nous changent l’esprit et c’est avec ce nouvel état d’esprit que je pourrai faire face à ces enfants non pas simplement difficiles, mais en difficultés. En criant, ils appellent à l’aide, en frappant, ils appellent aussi à l’aide…"
Je vous laisse maintenant sur cette note :
« C’est souvent ceux qui le méritent le moins qui ont besoin de tout notre amour »
Auteur inconnu.
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